Volcan: les vols reprennent mais de manière chaotique dans le ciel européen

Publié le par iheb

Les vols reprenaient progressivement mais de manière chaotique mardi en Europe, soulageant des milliers de passagers bloqués depuis la semaine dernière, tandis que des spécialistes islandais minimisaient des déclarations alarmistes au Royaume-Uni sur un regain d'activité du volcan. Evènement

La moitié des vols prévus normalement dans la journée de mardi en Europe devraient être effectués, ce qui représente une nette amélioration par rapport à la situation des derniers jours, a affirmé l'Organisation européenne de la navigation aérienne (Eurocontrol).

L'éruption d'un volcan le 14 avril dans le sud de l'Islande a provoqué un chaos sans précédent et des pertes historiques pour les compagnies aériennes et la situation en vue d'un retour à la normale variait considérablement selon les pays, au sixième jour de la crise.

Les premiers avions ont décollé mardi peu avant 06H00 GMT des aéroports parisiens qui devraient assurer au total 30% des vols nationaux et internationaux habituellement programmés, selon le secrétaire d'Etat français aux Transports Dominique Bussereau.

564 vols devaient partir de Roissy, contre 1.500 en temps normal, et 272 d'Orly, contre 700 d'ordinaire.

De même, le trafic aérien a repris partiellement en Belgique, seuls les atterrissages étant autorisés. En Suisse, la situation se normalisait lentement.

L'espace aérien du nord de l'Italie a lui aussi lentement rouvert à partir de 06H00 GMT, notamment à partir des aéroports de Malpensa et Linate de Milan.

Les autorités de Budapest ont permis pour leur part la réouverture totale de l'espace aérien hongrois à partir de 07H30 GMT après une fermeture partielle dans la nuit.

La Lufthansa prévoyait d'assurer "environ 200 vols", soit moins de 15% de son trafic mondial habituel. Sa concurrente, Air Berlin, a indiqué qu'elle revenait à un "trafic normal sur ses lignes".

Néanmoins, la fermeture de l'espace aérien allemand a été prolongée jusqu'à 18H00 GMT, tandis que les vols à vue étaient autorisés à titre exceptionnel.

Le ministre allemand des Transports Peter Ramsauer a fait valoir que, dans ce dossier, la sécurité primait.

Le syndicat allemand des pilotes Cockpit considère que les vols à vue peuvent être dangereux tandis que les résultats d'un vol de scientifiques effectué lundi pour mesurer la concentration des particules de cendres volcaniques dans l'air étaient attendus dans la journée.

Les ministres des Transports européens s'étaient mis d'accord lundi soir pour assouplir les restrictions de vol imposées depuis le 15 avril dans une grande partie de l'Europe.

Le commissaire européen aux Transports Siim Kallas a fermement rejeté mardi les critiques accusant les gouvernements européens de s'être concertés trop tardivement.

M. Bussereau avait auparavant estimé que deux jours avaient été "perdus".

Le trafic aérien a repris très progressivement mardi matin en Ecosse et dans le nord de l'Angleterre, mais British Airways a annoncé qu'elle annulait tous ses vols court et moyen-courriers, en raison de nouvelles inquiétudes sur l'intensité du nuage de cendres.

En Islande, aucun signe d'intensification de l'activité du volcan Eyjafjöll n'a été enregistré mardi et le panache de cendre paralysant le trafic aérien européen a nettement diminué, a assuré à l'AFP une géophysicienne de l'Université d'Islande à Reykjavik, Sigrun Hreinsdottir.

Elle s'est dite "vraiment surprise" des déclarations des autorités aéronautiques britanniques (Nats) lundi soir selon lesquelles l'éruption s'intensifiait et un nouveau nuage de cendres se dirigeait vers les îles britanniques.

La météorologue Gudrun Nina Petersen, de l'Office météorologique islandais, a assuré que le volcan crachait moins de cendres. "Si des cendres ont été détectées au-dessus de l'Angleterre (la nuit dernière), ce sont des cendres qui ont été rejetées 24 heures plus tôt".

Un changement de direction du vent poussera en fin de semaine le nuage vers l'Arctique, a déclaré mardi l'Organisation météorologique mondiale.

Outre les rudes épreuves auxquelles sont soumis des millions de passagers, le volcan islandais continue d'engendrer des pertes économiques à travers le monde.

Ainsi, Nissan a annoncé la suspension de trois lignes de production au Japon, faute de pouvoir importer par avion certains composants produits en Irlande. BMW a annoncé une suspension partielle de production dans trois usines allemandes.

L'Association des compagnies aériennes européennes, qui regroupe 36 compagnies, a réclamé une aide pour permettre aux transporteurs européens de faire face à la crise.

L'Allemagne et l'Espagne n'ont pas exclu des aides financières, alors que selon Eurocontrol, 95.000 vols ont été annulés en Europe.

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I
<br /> Super sympa ton article...<br /> bon weeek end<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> merci !!! a toi aussi !<br /> <br /> <br /> <br />