Lamborghini donne la réplique à Ferrari

Publié le par iheb

Comparé à la première Superleggera lancée en 2007, la consommation de la LP 570-4 est en baisse de 20,5 %.

 

La marque au taureau lance une Gallardo LP 570-4 Superleggera verte de rage aux trousses de la 458 Italia du petit cheval cabré .

 

 

 

«Light is right», «ce qui est léger est bien», disait Colin Chapman, l'ingénieur britannique fondateur de la marque Lotus. En 2010, ce concept prônant la légèreté pour la fabrication d'une voiture de sport reste plus que jamais d'actualité. Si chaque kilo perdu se traduit par un gain en performance, il engendre aussi une réduction simultanée de la consommation et des émissions de CO2. Réglementation oblige, toutes les marques, y compris les plus sportives, sont aujourd'hui concernées par la diminution des rejets de gaz à effet de serre.

Pour concevoir la LP 570-4 Superleggera, Lamborghini a mis la Gallardo au régime fibres de carbone, tandis que ses motoristes assuraient l'alimentation de son V10 avec une injection directe FSI développée par le propriétaire Audi. Cette injection dernier cri fournit un mélange pauvre en essence (stratifié) en charge partielle. Bilan, comparé à la première Superleggera lancée en 2007, la consommation de la LP 570-4 est en baisse de 20,5 % et ses émissions de CO2 sont ramenées de 400 à 319 g/km.

Avec la limousine A8, Audi possède aussi un incomparable savoir-faire dans le domaine des châssis allégés en aluminium. La Gallardo est faite du même métal et sa version Superleggera bénéficie en outre d'une lunette arrière et de vitres latérales en polycarbonate, d'un capot moteur et de contre-portes en carbone, de jantes en alliage très léger (- 13 kg pour les quatre) et d'un intérieur en Alcantara.

Au final, lorsqu'on compare la LP 570-4 avec la LP 560-4 dont elle est dérivée, la réduction de poids atteint 70 kg. Cet allégement a des limites fixées par la volonté de préserver un minimum de confort. La climatisation et les vitres électriques sont par exemple conservées. Cela n'empêche pas Lamborghini de souligner qu'aucune autre Gallardo n'a jamais été aussi proche d'une voiture de course. La Superleggera reprend en effet des développements qui ont été entrepris pour la Gallardo Super Trofeo, une version réservée à la compétition, conçue pour le trophée organisé par la marque.

La LP 570-4 s'en inspire notamment pour l'aérodynamique, a fortiori quand elle est équipée du spectaculaire aileron en carbone proposé en option à 5 621 €. Elle adopte également des réglages nettement raffermis de la direction et des suspensions. Il suffit d'ajouter les disques de freins en carbone-céramique, facturés 14 352 €, pour qu'elle soit définitivement prête à tâter du circuit, une étape devenue obligatoire pour l'amateur désireux d'assouvir sa soif de pilotage.

La marque au taureau en est consciente car, depuis 2007, la philosophie de ses coupés a évolué pour en accroître l'efficacité sur piste. Son président Stephan Winkelman le confirme : « Dans l'ADN des nouvelles Lamborghini, le comportement dynamique l'emporte sur la vitesse de pointe. Celle-ci passe désormais après les accélérations. Mais le design reste le premier critère d'une Lamborghini. » Celui de la Gallardo LP 570-4, alias Superleggera, en impose. Nous l'avons constaté en la découvrant tapie sur le bitume du circuit espagnol de Monteblanco, cadre de notre essai.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans auto et moto

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